Voici une photo de la dernière mosaique que j'ai réalisée et installée au cimetière de Le Cheix-sur-Morge (Puy-de-Dôme) sur une stèle en pierre de Volvic.
Cette œuvre est née d'un dialogue empreint de confiance et de douceur avec la famille. Ensemble, nous avons choisi la Vénus de Botticelli et le plongeur de Paestum pour incarner la beauté intemporelle et la douceur du passage — cette transition sereine d'un monde à l'autre où l'absence se transmute en lumière. Ces symboles antiques ont été choisis pour faire écho à l'âme d'Emmanuel, qui était professeure de latin, prolongeant ainsi sa passion à travers l'art. Après plusieurs esquisses, nous avons trouvé l'accord parfait, celui qui résonnait au plus juste dans le cœur de ses proches.
Pour défier le temps et les hivers auvergnats, j'ai sélectionné des tesselles en grès cérame de chez Winckelmans. Solides et ingélives, leurs teintes douces et mates épousent avec subtilité les nuances sombres de la pierre volcanique locale.
Placer cette création au cimetière sur cette stèle, c’est transformer ce lieu en un véritable ancrage visuel et spirituel. Par la force de la pierre et la poésie de la mosaïque, cet espace devient un point de contact terrestre, pour que l'on puisse s'y poser, s'y recueillir plus sereinement et continuer, envers et contre l'absence, de communiquer avec ceux que l'on aime.
Un travail de création et d'écoute, pensé comme un refuge pour le cœur et un hommage éternel à la vie.

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